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09 janvier 2022

Catherine Leroy en 28mm

Je profite d'une légère accalmie pour vous présenter Catherine Leroy (1944-2006), probablement l'une des plus grandes photos reporters de guerre. A 21 ans, sans aucune préparation, elle découvre le conflit en sautant au combat avec les paras US (1967). 

Mon interprétation en figurine (Full Metal Miniatures)
 
Elle partage le quotidien des militaires et sera même blessée par des éclats d'obus. Les soldats vietcongs qui la capturent en 1968, lui laisse continuer à prendre des clichés durant sa détention. Elle arrive à s'évader : ses photos feront la une de Life magazine. Ci-dessous, quelque'unes de ses photos les plus célèbres.



Pour les intéressés, il y a quelques années, je vous parlais d'une autre "war artist" Linda Kiston.

08 juin 2021

Expo Playmobil au Musée Wellington - à visiter d'ici septembre

Envie de faire découvrir l'épopée napoléonienne aux plus jeunes? Le Wellington Museum à Waterloo présente justement jusqu'à septembre 2021 l'expo "L’Empire en Playmobil". Deux passionnés ont réalisé une série de scénettes (depuis Brienne à l'île de Sainte-Hélène) qui sont visibles dans un annexe du quartier général anglais.


Voici quelques photos, histoire de démontrer que certaines sont particulièrement réussies et parfois même impressionnantes.


Un grand diorama sur le thème de la bataille de Waterloo est bien entendu indispensable.


Cette exposition est évidement un point d'entrée idéal pour susciter l’intérêt des Kids. Le billet d'entrée de l'exposition peut-être combiné avec une visite -plus traditionnelle- du musée. Celui-ci est malheureusement assez "prévisible", tourné vers des documents (plus ou moins) d'époque et pas toujours très ambitieux. Quoi qu'il en soit, je recommande chaudement!


29 janvier 2020

Des âges pas si sombres que ça...

Intéressé(e) par les âges sombres (vers l'an Mil)? Ce billet est pour vous. Pour rappel, cette époque correspond à la période des invasions vikings, franques, byzantines et autres mérovingiennes.

Actuellement en pleine réflexion sur Saga (je vous en parlerai très bientôt), je n'ai pas hésité longtemps avant de me rendre au musée d'art et d'histoire (Bruxelles). Il organise précisément une exposition sur ce thème : Crossroads.

Vous y admirerez de nombreux objets issus de diverses collections (les bijoux et objets magiques sont à couper le souffle) et comprendrez que les échanges commerciaux étaient déjà mondialisés avec des matières premières venant d'Asie ou d'Afrique.




Certains regretteront peut-être une muséographie peu adaptée aux plus jeunes et la présences de plusieurs copies dans les vitrines... mais ne boudons pas notre plaisir, et profitons d'une exposition qui se terminera fin mars.

21 octobre 2019

SeaFront à Zeebrugge - Opération Mer du Nord 1944 - ’45

Cela fait à nouveau trop longtemps que je ne suis pas passé faire un tour sur "panique". Cependant, je suis bien passé par le Seafront à Zeebrugge et tout le monde a ADORE la nouvelle section relative aux combats dans la mer du Nord de 1944-1945.

Les combats de l'Escaut sont assez oubliés, mais les dernières heures de l'occupant sur le sol belge sont passionnantes. Des pièces historiques exceptionnelles répondent à la grande Histoire.

La muséographie est tout simplement sublime et c'est la première fois que je vois un tel "story telling" : les dernières vitrines sont très émouvantes.

Vous l'aurez compris, il y a longtemps que je n'ai plus été autant emballé par un musée d'histoire !
Elle se tient au SeaFront jusqu'en 2021. Dommage que le visiteur ne puisse pas repartir avec un catalogue de l'exposition.

Le SeaFront, c'est aussi le denier endroit (en Europe) où se faire une idée de la dimension impressionnante d'un PomPom.

Autant vous dire que la visite donne une furieuse envie de jouer à Cruel Seas...

18 janvier 2018

Le Léopard a 50 ans... une expo au musée royal de l'armée

On n'en parle pas beaucoup, mais une nouvelle (petite) expo est en cours au Musée Royal de l'Armée. Elle s'intitule "Léo 50 : 1967-2017". Pourquoi Léo ? Mais pour "Léopard" bien entendu... l'ancien char de bataille principal de l'armée belge.



Le coeur de l'expo est constitué de displays des différentes variantes du blindé dont la Belgique a possédé plus de 300 exemplaires. On peut y voir les "classiques" 1A1A2 et 1A1A2, un Gépard (anti-aéronefs ci-dessus), un prototype, des engins du génie et même le surprenant "tintin" avec sa tourelle d'écolage (ci-dessous). Une partie de ce matériel est en plein air et non abrité (!)... la rouille va sans doute faire rapidement des ravages.







L'exposition comprend aussi des archives d'actualité, interviews d'équipages et quelques véhicules complémentaires comme l'AIFV ci-dessous.


Si j'y ai passé un très bon moment en excellente compagnie, l'exposition n'est qu'une demi-réussite. En effet, toutes une série de questions s'imposent aux visiteurs :
  • On constate au fil des commentaires que de nombreuses composantes ont été produites en Belgique. Quelles ont été les retombées économiques pour le pays ?
  • Pourquoi la Belgique ne dispose plus de chars de bataille alors qu'elle dispose d'un CAPEX gigantesque pour acheter des F35 (et l'OPEX qui va avec) ?
  • Ces blindés n'ont été utilisés qu'une seule fois en opération (ex-Yougoslavie). Pourquoi n'ont-ils pas été déployés au Golf ou ailleurs ?
  • Quel est le cycle de vie du Léopard ?
  • Quel est son positionnement vis à vis de ses contemporains ?
  • Bref, quelle a été sa contribution réelle?
Malheureusement, aucune des questions ci-dessus n'est adressée... et le non-spécialiste (comme moi) quitte l'expo avec pas mal d'interrogations en tête.

Pour info, les futures expositions du Musée ne sont pour le moment pas communiquées, mais la rénovation en profondeur des salles de la collection permanente est bien en cours. Il se murmure que la section "navale" va bientôt (re)ouvrir ses portes... et je ne manquerai pas de la visiter !

21 juin 2016

"De Stargate aux comics : les dieux égyptiens dans la culture geek" une expo à Mariemont (B)

"Panique dans la vitrine" ne traite pas souvent d'expositions. Cependant, je ne peux résister à me faire l'écho de "Stargate aux comics : les dieux égyptiens dans la culture geek" qui se tient à Mariemont d'ici le 2 novembre 2016.


Si elle n'est pas vaste, vous pourrez tout de même y apprécier de nombreuses pièces originales du film ou de la série éponyme.


La scénographie est sobre, efficace et donne forcément envie de pousser du plomb avec les figurines adéquates.


Vous découvrirez des éléments de décors, costumes, dessins préparatoires, accessoires et scriptes. Pour ma part, j'ai été particulièrement surpris par de magnifiques extraits de storyboards, dont certains constituent de véritables oeuvres d'art. Malheureusement, elles ne donnent rien en photo.


Je vous laisse encore quelques photos de pièces remarquables. Ci-dessus, une relique pour les plus grands fans et ci-dessous deux éléments "on s'y croirait".



Si vous avez le temps, je ne peux que vous conseiller de compléter votre visite par l'expo "Dieux, Génies et Démons en Egypte ancienne" qui dialoguera parfaitement avec l'expo Stargate.
 
Bon, j'espère que le prochain post contiendra quelques figurines nouvellement terminées...

21 janvier 2016

Le "Mémorial" de la bataille de Waterloo

Pendant que la peinture sèche, nous avons visité le nouveau "mémorial" de la bataille de Waterloo, au pied de la fameuse butte du lion.

 

Je ne pourrais dire combien de fois je me suis déjà rendu sur le site, probablement des dizaines depuis mon enfance et ce, bien avant la construction du "centre du visiteur" maintenant détruit. Cependant, ce n'est que le weekend dernier que j'ai eu l'occasion d'y retourner pour découvrir le tout nouveau "mémorial" de la bataille de 1815.

Quel ne fut pas ma surprise en constatant que le hameau et les différentes brasseries "Brassine" ont été rasés ! La place est maintenant nette pour un restaurant et un accès sous-terrain à un nouveau musée : le mémorial proprement dit. Si les maisons du "hameau" étaient postérieures à la bataille, j'aimais tout de même bien y faire quelques pas (pour les plus nostalgiques, voici un lien sur un Wiki traitant de l'évolution du site).

Le billet d'entrée n'est pas bon marché (16€ en tarif plein) mais donne accès au musée, au panorama, à la butte et à la ferme d'Hougoumont. C'est bien simple, en deux heures, nous n'avons pas eu l'occasion de visiter l'ensemble du site ! Comptez une bonne demi journée pour le tout.


 
Le musée en lui-même se visite avec un audioguide. Il est constitué d'une suite de panneaux interactifs et d'animations. Le point d'orgue est la projection d'un film 4D de Gérard Corbiau tourné avec les reconstitueurs du bicentenaire de la bataille. Si la muséographie est très réussie, on regrettera l'absence de documents et uniformes d'époque, la collection étant constituée de reproductions et objets récents. En conclusion, c'est une bonne visite à effectuer en famille mais qui laissera probablement le passionné d'histoire sur sa faim.

22 octobre 2015

Les foires mensuelles du livre d'histoire - Musée de l'armée (Bruxelles)

Et oui, vous lisez bien, tous les 1ers samedis du mois, se tient dans la "section aviation" du Musée Royal de l'Armée une foire du livre pas comme les autres. Elle regroupe des bouquinistes qui sortent pour l'occasion leur stock dédié à l'histoire en générale et à l'histoire militaire en particulier. Toutes les infos sont sur le site "Plaisir du livre".



Ci-dessous et ci-dessus, je vous laisse juger de l'ambiance particulière de cette foire mensuelle...



Je m'y suis rendu il y a peu, et j'ai craqué pour quatre livres qui se trouvaient sur un stand de la boutique du musée qui liquidait ses anciens catalogues. A 5 euros le livre, pourquoi se priver ?



L'inconvenient, c'est que cela donne envie de débuter un projet "guerre de Corée" ou "Force Publique"...

14 octobre 2015

Le Musée Royal de l'Armée (Bruxelles) devient payant...

Je vous parle régulièrement du Musée Royal de l'Armée. Vous savez donc déjà que ses collections sont exceptionnelles, ses expositions temporaires didactiques... mais aussi que son sous financement est chronique.

Alors qu'il était gratuit depuis son installation en 1923 dans le parc du Cinquantenaire, il sera payant à partir de janvier 2016. Le prix du billet n'est (pour l'instant) pas élevé, soit 5 euros pour le tarif plein.

Les sentiments sont toujours mélangés lorsque la culture passe du gratuit au payant... surtout lorsque c'est pour une question de survie et non pas de redéploiement des collections.

23 septembre 2015

Waterloo 1815-2015 : le défi à l'Europe - une expo au MRA (Bruxelles)

 
Vous avez jusqu'au 31 octobre 2015 pour visiter l'exposition "Waterloo 1815-2015 : le défi à l'Europe" qui se tient au Musée royale de l'Armée et d'Histoire Militaire. Cette petite expo gratuite est située dans les arcades du parc du cinquantenaire, bien connues des promeneurs bruxellois. Elle est signée entre-autres par Pierre Lierneux et Bernard Coppens.

Vous y découvrirez un triptyque intéressant : "10 nations", "10 lieux" et "10 témoins".

La partie "10 nations" présente autant de pays ayant été impliqués dans les guerres napoléoniennes. Vous y trouverez un positionnement sur l'échiquier politique de l'époque ainsi qu'un uniforme issu des collections du musée (les spécialistes de la période reconnaîtront ci-dessous un garde d'honneur de Jérôme Bonaparte, roi de Westphalie).



Elle est suivie de l'histoire de "10 lieux" emblématiques de la bataille dont de nombreuses fermes ayant joué des rôles cruciaux le 18 juin 1815. On y apprend surtout les nombreuses vicissitudes qu'elles ont dû traverser durant 200 ans.

La troisième partie ("10 témoins") est certainement la plus intéressante et la plus émouvante. On y suit la vie de 10 Belges ayant combattu à Waterloo (5 du côté français et 5 du côté des alliés). On y découvre leur vie "avant", "pendant" et pour certains "après" LA bataille. Des portraits et objets accompagnent le propos des panneaux assez détaillés.


 
En conclusion, cette exposition offre une petite sortie sans prétention qui contextualise la bataille... avant de visiter le tout nouveau site de Waterloo entièrement rénové.
 

21 octobre 2014

De l'opéra sur panique ?

Oui ! Car ce samedi, nous allons à la Monnaie (l'équivalent bruxellois de l'opéra Garnier à Paris) voir Shell Shock. Ce "requiem" sur la première guerre mondiale est une oeuvre de commande dont la chorégraphie est de Sidi Larbi Cherkaoui et le livret de Nick Cave.


Je vous copie/colle l'intro officielle :
Qu'on les qualifie de psychoses ou de névroses post-traumatiques, la guerre cause de graves blessures psychiques. Cent ans après l’éclatement de la Grande Guerre, le compositeur belge Nicholas Lens consacre à ce sujet un opéra sur des textes du célèbre auteur et musicien australien Nick Cave. Au fil de douze poèmes ou canti écrits dans un style fluide très personnel, il évoque les protagonistes anonymes de la guerre : soldats, mères, orphelins, prisonniers... À travers les témoignages de ces personnages, dans lesquels chacun peut se reconnaître, résonne la revendication universelle d’un monde humain et pacifique. La « mise en scène chorégraphiée » de ce projet international est confiée au « chorégraphe de l’année », le Belgo- Marocain Sidi Larbi Cherkaoui. Cette nouvelle création de la Monnaie est reprise dans l’agenda officiel du Comité d’organisation fédéral de la commémoration de la Première Guerre mondiale. (pour plus d'info)

La soirée promet d'être mémorable et pleine d'émotions. Vivement samedi !

29 juillet 2014

Expo au Musée Royal de l’Armée : “14-18, c’est notre histoire!” - défi bloguriniste

Le Musée Royal de l'Armée de Bruxelles nous a habitué à de magnifiques expositions. Celle qui était intitulée "J'avais 20 ans en 45" reste dans les souvenirs des nombreux visiteurs. Commémoration de la première guerre oblige, le couvert est remis pour “14-18, c’est notre histoire!”. Notre attente était à son maximum. Avons-nous été déçus ? Oui et non.


Commençons par ce que nous avons aimé. Le fil rouge de l'exposition, à savoir la mise en évidence des destins parallèes d'Albert II et Guillaume II est particulièrement intéressant. La contribution du musée Doorn est d'ailleurs substantielle. La section traitant du quotidien des civils belges est habillement reconstituée avec quelques éléments qui donnent véritablement envie d'en savoir plus : administration, résistance, rationnement, compassion, ...

 
Cependant, nous avons été déçus par plusieurs points. Les panneaux explicatifs sont souvent brefs et mentionnent certains éléments pour lesquels on aurait aimé en savoir un petit peu plus (homosexualité, avancées technologiques, influences sur l'art...). L'absence d'audioguide contribue à ce fort sentiment de manque. A tout le moins, la permanence continue d'un historien aurait permis de répondre à certaines questions. Le parti "belgo centré" fait passer sous silence des pans importants de la guerre. Les causes de conflits sont à peine évoqués, le front Est, les guerres coloniale et martimes ignorés. Certaines pièces majeures des collections permanentes -comme le(s) char(s) conservé(s) au musée- ne sont pas présentés.


Est-ce que je recommande la visite ? Oui, à la condition de la préparer pour pleinement la supporter. Je recommande tout spécialement l'Atlas de la grande guerre qui renseigne les tenants, fondements, développements et héritages de 14-18. Par ailluers, l'exposition me semble bien adaptée pour une ballade avec des enfants intéressés par l'histoire.

Etes-vous d'accord ou pas d'accord ? N'hésitez pas à le faire savoir dans les commentaires.

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24 juillet 2014

"Bastogne War Museum" : sans doute un des plus beaux musées de Belgique !

Après nos visites des "101st Airborne Museum" et "Bastogne Barracks", nous avons découvert le flambant neuf Bastogne War Museum. Et autant vous l'écrire d'emblée : nous avons pris une gifle.

C'est une toute nouvelle version du centre qui vient d'ouvrir ses portes aux visiteurs. La muséographie est magnifique. Nous sommes bien loin des vitrines présentant des séries de casques et de baïonnettes qui n'intéressent que les collectionneurs. Maintenant tout est pensé pour mettre la bataille en perspectives. Pour ce faire, les visiteurs suivront (dès le début de la guerre) quatre personnages ayant réellement existés : un jeune habitant, une résistante, un officier allemand et un soldat américain.


Le visiteur (re)découvrira l'Europe des années trente, la montée des nationalismes. Grâce à des projections 3D, il sera plongé au coeur des événements. Différentes facettes de la Belgique en guerre sont présentés dont la déportation, la collaboration et la résistance.


Les documents historiques et pièces d'époques présentés sont habilement sélectionnés et mis en valeur. Ils sont très souvent tout aussi poignants que les nombreux témoignages et interviews qui animent la visite. L'émotion est souvent au rendez-vous.



Différent niveaux de lecture sont possibles : depuis la lecture de cartes d'état-major détaillées à la visite familiale. La muséographie invite à la lecture transversale des éléments présentés.

Un magnifique travail de mémoire qui nous a particulièrement touchés. Un exemple. A voir absolument.

06 mai 2014

Ce soir : McCullin à Bozar

Ce soir, je vais à une projection qui pourrait intéresser certains lecteurs de "panique". Il s'agit d'un documentaire (nominé par deux fois au BAFTA) sur le travail du photographe McCullin. Il sera projeté au Bozar à Bruxelles en présence de McCullin lui-même et du réalisateur (J. Morris).
 
McCullin est célèbre entre-autres pour ses travaux sur la guerre du Vietnam, la famine au Biafra (région petrolifère du Nigéria), la guerre des six jours, le conflit en Irlande du Nord, ... une oeuvre bouleversante.
 

 

Si vous y passez, faites un signe dans les commentaires !

13 février 2014

Détour par Bastogne et le "101st Airborne Museum"

De passage dans les Ardennes belges, j'en ai profité pour me rendre dans un musée relativement récent que je n'avais pas encore eu l'occasion de visiter : le 101st airborne "Mess" Museum. Comme son nom l'indique, celui-ci est consacré aux unités aéroportées américaines qui ont participé à la grande boucherie de décembre 1944.

 
Le musée a été constitué par quelques collectionneurs passionnés... et cela se voit. Da la brosse à dents à la grenade : tout y est ! Si les vitrines débordent d'artefacts et de photographies, on en ressort avec le sentiment étrange de ne pas avoir appris grand-chose (!). Curieux, j'avais bien envie d'en savoir plus sur quelques thèmes qui auraient pu être abordés comme : quelle était la motivation réelle de ces jeunes gars ?, quels étaient les liens avec leurs familles ?, quels ont été leurs relations avec les jeunes prisonniers ?, quels sont les traumatismes d'après conflits dont ils ont souffert ?, ... en d'autres mots, je suis resté un peu sur ma faim.


Cependant, comme on peut le voir sur les photos qui illustrent ce billet, la quantité d’objets présentés est phénoménale et certains sont franchement poignants.


Pour le non spécialiste que je suis, les mannequins sont véritablement de qualité. Dans toute cette débauche de souvenirs, le peintre de figurines retiendra qu'il ne faut pas essayer de trouver la teinte exacte des uniformes : en réalité ils sont tous d'une nuance différente.


Vous l'aurez compris, je suis assez mitigé. Si vous n'avez que peu de temps sur Bastogne, je vous conseille Bastogne Barracks dont je vous ai fait un petit compte-rendu à la même période de l'année dernière. Cependant, si ce sont les uniformes et le matériel qui vous intéressent, le Mess pourrait compléter votre journée.

N'oubliez pas que le flambant neuf et très attendu Bastogne War Museum devrait ouvrir ses portes fin mars. J'espère vous en dire plus peu après son inauguration.

23 janvier 2014

"Combattants juifs dans la guerre d’Espagne" : en soirée le 28/01

J'assisterai mardi prochain à une soirée traitant des "Combattants juifs dans la guerre d’Espagne" et plus particulièrement de la compagnie Botwin de la brigade (internationale) Dombrowski. Elle débutera par la projection du film "Madrid before Hanita" en présence du réalisateur suivi de la présentation du livre d'Efraïm Wuzek / Larissa Gruszow-Wozek.


Le thème est tout aussi intéressant qu'émouvant. Si certains lecteurs de ce blog comptent s'y rendre (Saint-Gilles à Bruxelles), qu'ils n'hésitent pas à le signaler dans les commentaires... on pourrait essayer de se rerouver sur place. Vous trouverez beaucoup plus d'infos sur le site de la maison du livre.

24 octobre 2013

Nous avons visité le fort d'Eben-Emael : un patrimoine exceptionnel !

Il y a quelques semaines, nous avons passé un excellent moment en visitant le fort d'Eben-Emael. Autant vous le dire tout de suite : nous avons adoré.

Ce fort datant de la deuxième guerre mondiale, situé non loin de Liège (Belgique), est particulièrement étendu (5 km de longueur et près d'1 km2 de surface). Il faisait partie d'un réseau destiné à stopper net l'avancée allemande. Armé de nombreux canons de 75mm (et de certains de 120mm), il n'aura finalement tenu qu'une trentaine d'heures.

En effet, 10 mai 1940, des parachutistes allemands se posent en planeurs sur le fort, l'aveuglent très rapidement et forcent la reddition. Ils utilisent abondamment une nouvelle arme pour l'époque : la charge creuse.

L'entrée dans le complexe se fait par le portail ci-dessus. Vous distinguez un canon sur la gauche de la photo. Ci-dessous le même vu du côté des défenseurs.


La visite du complexe prend au minimum trois bonnes heures. Elle se réalise toujours accompagnée d'un guide. Et c'est là que cela devient passionnant! Il débute sa présentation avec quelques diapositives pour contextualiser le fort et son fonctionnement ainsi que le déroulement de l'attaque. S'en suit une ballade aux commentaires très vivants dans le dédale des couloirs.


Ci-dessus, l'entrée vers un position d'artillerie. 
Ci-dessous, certaines pièces -comme ce dortoir - ont été complètement réaménagées. La collection d'uniformes et de matériels de la campagne de Belgique est bien supérieure à celle du musée de l'armée.

 

Si il semble avéré que les assaillants ont bénéficié de sabotages réalisés par des complices, la prise de fort est cependant le fruit de nombreux échecs :
  • Pièces principales d'artillerie (120mm) dépendant d'un commandement externe... dont les lignes de communications sont coupées;
  • Surface du fort ni minée, ni protégée et transforme le terrain de football en magnifique piste atterrissages... scénario prédit par des visiteurs peu avant la guerre (!);
  • Batteries d'artilleries "aveugles" une fois les quelques postes d'observations neutralisés;
  • Couloirs en lignes droites qui favorisent l'attaquant au détriment du défenseur;
  • Casernement d’appelés fraîchement incorporés en maque total d’entraînement;
  • ...

Ci-dessus, une pièce destinée à la filtration de l'air du fort (celui-ci était en surpression afin d'expulser la fumée et les gaz hors des chambres de tirs). Vous remarquez les emplacement des cartouches de charbon actif au sol. 

Vous l'aurez compris, nous vous recommandons vivement la visite du fort. Nous avions choisi la visite "classique", mais d'autres parcours sont disponibles, notamment plus "techniques" détaillant le fonctionnement des différentes tourelles dans le détails.

17 juillet 2013

Le meilleur film sur Waterloo... date de 1928

Certains se souviennent peut-être d'un film muet en noir et blanc projeté aux pieds de la butte du Lion à Waterloo. C'était bien avant l'érection du centre du visiteur... un temps que les moins de vingt ans...

Ce film a impressionné (voir terrorisé) des générations de jeunes visiteurs. La salle minuscule était propice à l'amplification des charges de cavaleries... on avait littéralement le sentiment de voir les fantômes de Waterloo surgissant sur le site même de la bataille.


La Cinématek de Bruxelles vient de restaurer l'une des pellicules de ce film muet et l'a projeté. Un pianiste accompagnait "en live" la projection : une expérience inoubliable.

Et bien, je peux vous affirmer que le film est bien supérieur au célèbre Bondarchuk. Ce dernier -dans lequel l'Ogre était joué par Rod Steiger- ne valant que par la participation massive de figurants issus de l'armée rouge.

 
Par contre, dans la version de 1928 de Karl Grune, le Corse est joué par un Charles Vanel tout simplement "impérial". On peut d'ailleurs affirmer que toutes les mimiques prêtées et autres interprétations postérieurs sont directement inspirées de son travail. Pour Blücher, Grune a misé sur un jeu cabotin, quant à Wellington, c'est le flegme incarné. En parallèle aux évènements historiques, on suit une affaire mêlant coeur et espionnage.

Certaines images, comme celle du départ de l'île d'Elbe ou le regard d'un portrait de Frédéric II sur Blücher sont des moments de grâce.



Je vous montre ci-dessus quelques effets spéciaux utilisant des images superposées. Comme quoi, il n'est pas nécessaire d'avoir de la 3D pour faire un bon film !

Ce soir, je vais voir un World War Z... un film d'un genre "légèrement" différent.